Incendie de Daewoo-Orion:

Verdict le 24 mai devant la Cour d'Appel de Nancy –

Appel au rassemblement de soutien


Plus de 400 ont fait le déplacement à Nancy pour un rassemblement de soutien devant la Cour d'Appell de Nancy et le Comité de soutien à Kamel Belkadi en espère plus encore pour le prononcé du verdict, dont l'heure est encore à préciser.


L'avocat général a requis 36 mois de prison dont 6 mois fermes (contre les 18 auxquels Kamel est actuellement condamné). Kamel ayant déjà fait 3 mois et demi de prison en préventive, l'avocat général propose un aménagement de peine pour les 2 mois et demi restants avec un régime de semi-liberté, pour qu'il ne perde pas son nouveau emploi qu'il vient de trouver. L'Etat recule donc, mais n'est pas encore prêt à avouer qu'il a poursuivi un innocent pour criminaliser la lutte ouvrière contre un capital irresponsable.


Nous documentons par la suite la prise de position de l'Union locale CGT du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt et nous recommandons chaudement de lire le mémoire de l'avocat de Kamel, Maître Behr, qui retrace entre autres toute l'histoire de Daewoo-Orion, déposé lors du procès, sur www.nancy-luttes.net/soutien.kamel.daewoo/documents/memoireMtreBehr.html




U.L. CGT du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt, 132 rue de Metz – BP 90 173

54 403 LONGWY Cedex

Tél 03 82 24 30 48  - Fax 03 82 25 17 69 - Email : ulcgtlongwy@worldonline.fr


INCENDIE DE DAEWOO : A QUI PROFITE LE CRIME ?


A l’audience du 5 avril dernier à la Cour d’Appel de Nancy, le scénario imaginé par l’accusation (qui, rappelons-le, ne repose sur aucun élément matériel) s’est vidé de tout contenu … au point que l’Avocat Général a été obligé de reconnaître que l’objet de cette audience « ce n’est pas l’affaire BELKADI, c’est l’affaire DAEWOO », de revoir son réquisitoire à la baisse, et de reprendre lui-même certains des éléments que la défense a apporté au dossier.

Ainsi l’Avocat Général est convenu qu’il est matériellement impossible de construire avec un fenwick le bûcher qui a servi pour la mise à feu. Cela équivaut à reconnaître que les déclarations de l’accusateur, Piétro Tavéra, sont mensongères, puisque celui-ci prétend que Kamel a manœuvré un fenwick pendant plusieurs minutes !

Vidé de son contenu, le scénario de l’accusation l’a encore été par Maître BEHR, l’avocat de Kamel, qui a rappelé tous les éléments qui innocentent Kamel (notamment les témoignages qui attestent formellement la présence de celui-ci au poste de garde depuis les environs de 20 heures jusqu’au moment de l’alerte au feu) ; ainsi que tous les éléments qui montrent que l’incendie n’est pas l’œuvre d’un individu qui avait agi sur un coup de colère, mais bien le résultat d’une entreprise organisée, préparée à l’avance : système de sécurité neutralisé sur les lieux où l’incendie s’est déclaré ‘et seulement à cet endroit-là), réduction des moyens de surveillance depuis la veille de l’incendie, déménagement de la comptabilité par la Direction de DAEWOO-ORION le matin-même, etc …

Maître BEHR a également fait ressortir les contradictions qui invalident totalement la thèse de l’accusation : le « témoin clé » prétend que Kamel est passé avec le fenwick par une porte rouge, alors que celle-ci était bloquée depuis plusieurs semaines et ne permettait pas le passage d’un tel engin !

Enfin le créneau horaire déterminé par les enquêteurs pour la mise à feu  est tel ( 6 minutes, entre 20 H 28 et 20H 34) que Kamel ne peux matériellement être l’auteur de l’incendie, et ne correspond pas aux déclarations du témoin accusateur qui, lui, prétend que Kamel aurait mis environ 9 minutes pour accomplir l’acte qui lui est reproché !

Enfin, Maître Michel, le second avocat de Kamel, a posé dans l’enceinte du Tribunal la question centrale de cette affaire : A QUI PROFITE LE CRIME ? Certainement pas aux salariés en lutte, pour qui le stock parti en fumée constituait un « trésor de guerre » et l’espoir d’un plan social amélioré, mais bien à la Direction de DAEWOO à qui l’incendie, en précipitant la liquidation judiciaire, a permis de ne pas débourser un seul centime pour dédommager les salariés ! Un plan social tel que nous revendiquions, lui aurait coûté plus de 10 millions d’€, alors que le stock détruit ne représentait qu’une valeur de 1,2 millions d’€ …

Dans de telles circonstances, si Kamel était reconnu coupable le 24 mai prochain (date où la Cour rendra son jugement), nous saurions que nous avons une fois de plus affaire à la justice de classe, à la vengeance des nantis contre tous ceux qui se révoltent contre l’exploitation.


Pour tout savoir sur l'affaire Daewoo-Orion: http://nancy-luttes.net/soutien.kamel.daewoo


Solidarité avec l'innocent condamné au procès Daewoo-Orion !



Chèr(e)s Ami(e)s, chèr(e)s Camarades,


A ce jour, plus de 200 organisations (syndicales, associatives, politiques …) et plus de 1 000 personnes ont signé l’appel « JUSTICE POUR KAMEL BELKADI ».

De toutes les régions de France et aussi de l’étranger, des voix se sont élevées pour exiger que Kamel soit innocenté d’un crime qu’il n’a pas commis, et que toute la lumière soit faite sur les pratiques mafieuses du grand patronat et de ses acolytes.


En ce sens, la mobilisation est un succès, même si le plein des signatures est loin d’être fait (notamment au sein de la CGT).

Avec Kamel, avec tous les ouvriers et ouvrières qui ont mené pendant 3 mois un combat déterminé contre ceux qui les ont exploité, puis jeté à la rue, nous remercions tous ceux et celles qui ont exprimé leur soutien.


Et nous appelons toutes les organisations et tous les personnes qui ne l’ont pas encore fait, et néanmoins se reconnaissent dans la lutte des Travailleurs pour exiger leur dû, à rejoindre et amplifier cet élan de Solidarité. (L’intégralité du dossier concernant l’affaire de Kamel se trouve sur la page Web : http://nancy-luttes.net/soutien.kamel.daewoo, ainsi que le lien pour signer l’appel que nous avons lancé début janvier 2005).


Pour autant, la mobilisation ne doit pas en rester à une vague de signatures, si nombreuses soient-elles : le rapport de force contre la justice de classe et contre toutes les instances (patronat, pouvoirs publics et politique …)qui cherchent à criminaliser le mouvement ouvrier se jouera aussi SUR UNE PRESENCE MASSIVE LE JOUR DU PROCES.

Nous demandons donc à toutes et à tous de se donner les moyens d’être présents le 5 avril 2005 devant la Cour d’Appel de Nancy à 12 Heures.


Nous savons bien que cela n’est guère possible quand on habite à 500 Km ou plus, mais nous nous permettons de rappeler que, derrière le cas de Kamel (comme tant d’autres avec lui), C’EST UN ENJEU COLLECTIF dont il s’agit.

A chaque fois que le patronat et les pouvoirs qui le soutiennent peuvent se permettre de condamner des Travailleurs en lutte, c’est un coup porté contre le mouvement social tout entier, c’est autant de têtes qui rentrent dans les épaules, de gens qui se retrouvent un peu plus coincé dans la peur, le fatalisme, le repli sur soi …


Nous ne pouvons plus nous contenter de lutter les uns après les autres ! Quelles que soient les divergences d’analyse et de sensibilités de ceux qui luttent pour plus de Solidarité et de Liberté, C’EST TOUS ENSEMBLE QU’ON S’EN SORTIRA !


ALORS,


TOUS ENSEMBLE PLACE CARRIERE A NANCY

LE 5 AVRIL 2005 A 12 H


PS : Pour ce qui concerne le Bassin de Longwy et ses environs, nous affrèterons des bus en fonction du nombre d’inscriptions pour le déplacement à Nancy. Inscrivez-vous dès maintenant auprès de l’Union Locale !




Salutations fraternelles à TOUTES et TOUS !


Isabelle BANNY

U.L. CGT du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt

132 rue de Metz – BP 90 173

54 403 LONGWY Cedex

Tél 03 82 24 30 48 - Fax 03 82 25 17 69 - Email : ulcgtlongwy@worldonline.fr



Mardi 10 octobre 2004 à14 h a eu lieu le

prononcé du jugement devant le Tribunal Correctionel de Briey

quelques kilomètres derrière la frontière luxembourgeoise.

Sur invitation de l'Union Locale CGT du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt il y eu une manifestation de solidarité pour les deux accusés Kamel Belkadi et Jean Blanca. Les deux ont été accusés d'avoir mis le feu au stock de Daewoo-Orion.

Cependant, cet incendie a seulement profité à la firme qui s'est épargnée de cette manière tout plan social.

Il faudrait donc chercher les coupables de ce côté au lieu de poursuivre avec les grands moyens des travailleurs. La justice bourgeoise, qui a laissé s'échapper de France les patrons sud-coréens qui n'avaient ouvert cette usine à la frontière luxembourgeoise sur le territoire de la commune de Longwy pour encaisser des subventions de la part de la France et de l'Union Européenne, a trouvé son coupable: Kamel Belkadi a été condamné à 3 ans de prison dont 18 mois fermes et à 30.000 € d'amende. Kamel fera naturellement appel et sera soutenu par l'UL CGT. Jean Blanca de son côté a été déclaré innocent. Le « Roude Fiisschen – Marxisten-Leninisten zu Lёtzebuerg » qui était présent avec une délégation à la manifestation de soutien avant le prononcé du jugement, fera le relais de la solidarité au Luxembourg. Notons pour l'histoire que le parti dit communiste luxembourgeois (KPL) ne s'est jamais intéressé à cette affaire, ni pendant la lutte des ouvriers, ni après lorqu'ils étaient poursuivis par la justice de classe.

Contact: ulcgtlongwy@worldonline.fr ou roudefiisschen@yahoo.de.



Communiqué de presse de l'Union Locale CGT du Bassin de Longwy-Longuyon-Villerupt:

PROCES DAEWOO :

UN INNOCENT CONDAMNE !


L’Union Locale CGT du Bassin de Longwy est scandalisée de la décision qui vient d’être prononcée par le Tribunal correctionnel de Briey à l’encontre de Kamel BELKADI qui le reconnaît coupable de l’incendie de DAEWOO-ORION le 23/01/2003 et le condamne à 3 ans de prison (dont 18 mois fermes) et à 30.000 € d’amende.


Alors qu’il ressort des audiences des 2 et 3 septembre dernier qu’il n’y a aucun élément matériel démontrant la culpabilité de Kamel, que le témoin « clé » de l’accusation a été particulièrement incohérent et contradictoire dans ses déclarations à la barre du Tribunal et qu’enfin Maître Behr a démontré sans équivoque qu’aucun élément de l’accusation ne tenait la route, nous nous interrogeons sur les motivations qu’a pu développer le tribunal pour condamner Kamel.


Une chose est sûre, c’est que la justice n’a pas tenu compte des 3 témoins qui certifient formellement que Kamel était bien au poste de garde à partir de 20 h et ce, jusqu’au moment où l’incendie s’est déclaré … c’est-à-dire que Kamel ne pouvait pas matériellement être l’auteur de l’incendie criminel.


Nous ne sommes pas étonnés que la justice de classe à laquelle Kamel a eu à faire soit allée jusqu’au bout de sa logique de criminalisation et de répression du mouvement ouvrier et de l’action syndicale.


L’Union Locale CGT de Longwy dénonce avec force ce jugement qui vise à faire porter le chapeau de l’incendie à un travailleur qui s’est battu pour défendre ses intérêts et ceux de ses camarades de travail, mais qui vise également à discréditer l’UL CGT de Longwy et les militants qui s’inscrivent dans une démarche de Lutte de Classe qui dérange le pouvoir et le patronat.


Nous nous exprimerons de nouveau dès que nous aurons pris connaissance du jugement et des motivations du tribunal correctionnel.


En attendant, l’UL CGT de Longwy réaffirme haut et fort son soutien inconditionnel à Kamel ainsi que son innocence.

Il fallait un coupable, la justice a condamné un innocent !


L’UL CGT Longwy ne restera pas sans réagir face à l’ignominie et prépare d’ores et déjà la riposte tant sur le plan de la mobilisation que sur le plan juridique.

Pour conclure, nous continuons à exiger la réouverture du dossier d’instruction afin que les vrais coupables soient enfin démasqués.

Longwy, le 13/10/2004

Pour l’UL CGT LONGWY – Isabelle BANNY

132 rue de Metz – BP 90 173

54 403 LONGWY Cedex

Tél. 03 82 24 30 48 – Fax 03 82 25 17 69



Communiqué de presse à Luxembourg pour mobiliser et informer avant le prononcé:



Le « Roude Fiisschen – Marxisten-Leninisten zu Lёtzebuerg » appelle à manifester sa solidarité aux travailleurs Kamel Belkadi et Jean Blanca le mardi, 12 octobre 2004, à 13 h 30 devant le Tribunal Correctionel de Briey, où sera prononcé à 14 h le jugement sur l'incendie des stocks à l'usine Daewoo-Orion à quelques mètres de la frontière luxembourgeoise sur le territoire de la commune de Longwy. Tout l'appareil de l'état français s'est attaché à prouver leur culpabilité pour ne pas devoir chercher du côté de la direction, qui à la fin des aides publiques fermait l'usine, qui n'avait été ouverte que pour les empocher. Pour faire ce court voyage de solidarité ensemble à partir du Luxembourg, appelez le 021 799 387.Les faits sont clairs: les journées d’audience des 2 et 3 septembre 2004 au Tribunal de Briey ont démontré l’inconsistance du dossier d’accusation contre Kamel BELKADI et Jean BLANCA, et les contradictions dans lesquelles s’empêtrent les témoins à charge :

Le « témoin clé » (le seul qui accuse Kamel d’avoir mis le feu) prétend d’abord avoir vu celui-ci passer avec un fenwick, puis, pressé par les questions du tribunal, affirme qu’il ne l’a pas vu mais entendu (comment a-t-il pu reconnaître le conducteur au seul bruit du fenwick ?) ; il déclare que le fenwick est passé par une « porte rouge » … dont tous les autres témoins s’accordent à dire qu’elle était bloquée et ne permettait pas le passage d’un tel engin ! Ce même « témoin clé » prétend que Kamel lui a demandé (en le menaçant) de donner la même version des faits que lui … mais il est incapable de dire quelle était cette version !


Les autres témoins à charge n’accusent pas Kamel . L’un d’eux affirme simplement qu’à 20 h 10 (soit ½ heure avant le départ de feu) celui-ci n’était pas présent au poste de garde. Les deux autres estiment que Kamel n’était pas présent jusqu’à 20 h 20 et qu’il est parti avec un fenwick, mais ils se contredisent quant à l’heure de ce départ (19 h 15 ou 20 h ?), et pour finir, l’un d’eux reconnaît que Kamel « est peut être revenu (avant 20 h 20) et je ne l’ai pas vu ».



En face, trois témoins affirment que Kamel était présent au poste de garde aux environs de 20 H, et ce jusqu’au moment où le feu s’est déclaré… c’est-à-dire qu’il ne peut pas matériellement en être l’auteur. L’un de ces témoins, qui a ensuite pénétré dans l’usine en feu pour couper l’arrivée de gaz, évitant ainsi une catastrophe, est formel : Kamel n’a pas bougé du poste de garde, il peut témoigner avec certitude des horaires car il était assis face à l’horloge du poste de garde. Un second témoin confirme la présence de Kamel : pendant tout ce temps il a joué aux cartes avec lui. Ces deux témoins n’ont jamais varié dans leurs déclarations. Le troisième témoin, lui, serait partiellement revenu sur ses premières déclarations en faveur de Kamel, mais il a ensuite témoigné à nouveau de la présence de celui-ci au poste de garde et, devant le tribunal il dénonce avec véhémence les pressions dont il a fait l’objet de la part des enquêteurs.


Enfin, Maître Behr, l’avocat de Kamel, a démontré sans équivoque que, même si l’on accorde foi au minutage des évènements que fait l’accusation, il n’est pas possible à Kamel d’avoir déclenché le feu, du fait de cette fameuse « porte rouge » dont tout le monde s ‘accorde à dire qu’elle était bloquée … ce qui imposait un trajet beaucoup plus long ne correspondant plus au minutage des enquêteurs.


Quant à Jean Blanca, le feu de poubelle dont on l’accuse a eu lieu le 6 janvier et n’a rien à voir avec l’incendie du 23 ! D’autre part, le témoignage du responsable de la sécurité lui-même discrédite les déclarations de ses accusateurs.


Nous supportons l'Union Locale CGT du Bassin de Longwy, qui tient à porter ces éléments à la connaissance du public, et réaffirme sa conviction que Kamel et Jean sont innocents. Cet incendie criminel a cassé le rapport de force que les travailleurs avaient mis en place par leur lutte, et a permis à la direction de l’entreprise de s’en tirer sans débourser un seul centime pour le plan social. Nous n’aurons de cesse que les vrais coupables soient démasqués !



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