Fondation


Lettre ouverte au Comité Central du KPL


Le clan familial dirigeant du KPL est manifestement à court d'idées, d'autant plus que le président et le secrétaire de la commission de contrôle viennent de lui reprocher par une missive datée du 26 juillet 2004 d'avoir bafoué les statuts lors de leur procédure d'exclusion. En effet, le fait décisif n'a pas pu être notre refus de remplir les boîtes aux lettres de nos concitoyens sans droit de vote à Luxembourg-Ville avec des journaux électoraux ou de coller des affiches au ?carton rouge?. A en croire les chiffres officiels de la direction du parti, au total 57 membres ont pris part à la campagne électorale. Pourquoi alors ne pas exclure tous les autres non-participants?


En réalité la cause n'était pas l'accusation plutôt absurde de révisionisme à l'encontre de la direction par ceux qui justement ont collaboré d'une façon décisive au programme électoral. Le révisionisme ne commence que de se montrer avec l'annonce d'un week-end de formation sur ?la chute de l'Union Soviétique?, tandis que pendant des années on avançait la ?restauration du capitalisme? respectivement ?la victoire de la contre-révolution?. Notre reproche quant aux affiches électorales était celui du populisme et de la non-référence au programme.


Par voie d'éditorial on nous accuse maintenant d'avoir ?rouspeté? contre la direction du parti, comme si cela serait du rouspètement apolitique de reprocher au comité exécutif de prodéder de façon non-démocratique par le biais de décisions finalisées présentées au comité central uniquement pour acquiescement, ce qui justifie notre terme de ?dortoir central? à l'adresse du dit comité.


Dans ce même ordre d'idées, il n'est pas surprenant que les accusations contre nous publiées au bulletin interne ne correspondent pas à la réalité. Il est vrai que nous avons pris position pour un syndicat unitaire assorti du droit de former des courants politiques comme en Autriche, ce qui est tout à fait différent de la revendication de monter une fraction communiste au sein du syndicat. A partir de notre proposition de participerà Bruxelles à une conférence de soutien à Cuba, coorganisée par le Parti du Travail de Belgique et le Parti Communiste de Cuba, la direction nous reproche d'avoir voulu entamer des relations avec des sectes d'extrême-gauche. De même nous n'avions pas envisagé de rompre avec les forces de paix, mais notre proposition visait à organiser un blocage symbolique des camps militaires au début de l'invasion de l'Iraq, tel qu'il y en a au dans toute l'Europe. Mais cela aurait nécessité l'engagement personnel des membres du parti, ce qui n'est pas voulu par la direction, comme le montre le refus de stands d'information politique même peu avant l'échéance électorale.


En vérité les dictateurs en chef du KPL étaient génés parce que nous refusions de cautionner sans brancher tout ce que le cercle interne du clan familial s'était imaginé. Par notre exclusion ils ont perdu toute crédibilité dans la lutte pour une société vraiment libre et pour une économie organisée démocratiquement au service des hommes.


Ainsi nous n'avons pas d'autre choix que d'inviter tous les intéressés et toutes les intéressées au Casino Syndical de Luxembourg-Bonnevoie pour mercredi, le 4 août 2004 à 20 heures, afin de faire les premiers pas vers une organisation communiste crédible, véritablement démocratique et discutant ouvertement à Luxembourg.


Jean-Marie Jacoby, Tel. 021 62 44 74 Robert Medernach, Tel. 021 79 93 87 Ali San, Tel. 021 31 06 76


E-Mail: roudefiisschen@yahoo.de


Adresse postale : Roude Fiisschen, c/o Robert Medernach, B.P. 78, L-2010 Luxembourg



Après la réunion de fondation


Lors d'une réunion mercredi dernier, convoquée par Jean-Marie Jacoby, Robert Medernach et Ali San, les trois exclus du KPL par une direction dictatoriale violant ses propres statuts, le cercle des intéressés à une organisation communiste démocratique et discutant ouvertement s'est élargi.


Face au manque total d'indices d'autocritique d'une direction du KPL en plein égarement dictatorial et populiste, il a été décidé de fonder tout autant le parti politique „Roude Fiisschen - Marxisten-Leninisten zu Lëtzebuerg“ qu'une association sans but lucratif servant à assurer le côté matériel du projet.


Un groupe de travail a été constitué pour élaborer des statuts véritablements démocratiques comme base de discussion. Ceux-ci ne vont pas seulement donner droit à la critique interne, mais tout autant à la constitution de courants et à la critique publique

envers des décisions majoritaires.


Le nouveau parti va en premier lieu s'adresser aux jeunes, qui ont commencé lors de l'invasion US de l'Iraq de remettre en question le désordre social actuel, en leur offrant une formation politique de base.


Simultanément le nouveau parti va commencer avec des sydicalistes combatifs de la Grande Région d'informer sur les plans actuels de régression sociale. Quant au niveau des syndicats, l'idée d'un syndicat unique avec droit de former des courants politiques, soutenus financièrement par rapport à leur force, doit être propagée, comme cela existe d'ailleurs en Autriche ou dans beaucoup de syndicats en Amérique latine.


Des militant(e)s intéressé(e)s sont les bienvenu(e)s: contact par mail à roudefiisschen@yahoo.de ou par téléphone à 021 799 387.


E-Mail: roudefiisschen@yahoo.de


Adresse postale : Roude Fiisschen, c/o Robert Medernach, B.P. 78, L-2010 Luxembourg



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